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J-P

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j-pmercier

Description :

Dernièrement, le blog a changé d'axe. Au lieu de parler de tout et de rien, j'ai décidé de publier des histoires sorties tout droit de ma tête.

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j-pmercier22 ans
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  • Création : 02/11/2007 à 21:39
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  • Songes...
    Voici mon premier article depuis plusieurs...
  • La mort du rêveur, Parties 1 à 5
    Pour faciliter la lecture, j'ai décidé de...
  • La dernière porte
    Pour une fois, j'ai décidé de faire...

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Songes...

Voici mon premier article depuis plusieurs mois. J'espère que vous apprécierez.

............

Sombre. Tout est sombre autour de moi. La lune et les étoiles sont invisibles. Il pleut. Il fait orage. Le pire de l'année, dit-on. La pluie est froide. Je n'ai prit ni parapluie, ni imperméable. Je m'en fiche. Le froid de la pluie me fait me sentir vivant.

Il est tard, la nuit est bien avancée. Tout est fermé. La ville semble déserte. Tant mieux. Je souhaitais me retrouver seul avec moi-même. Réfléchir. Je m'arrête quelques instants sur un pont, pour observer les chutes sur la rivière à travers un rideau de pluie.

Mon visage est trempé. Par la pluie. Par des larmes. Je me sens seul. Trop souvent. Beaucoup trop souvent. Je tente de me remémorer de bons moments. Mais à quoi bon? Les souvenirs heureux ne peuvent que nous blesser davantage, accentuant notre tristesse du moment. Aussi, se souvenir du bon temps passé avec des amis que l'on a perdu de vu de sers qu'a accentué notre solitude présente.

Je me dirige d'un pas lent vers une passerelle passant devant les chutes. Je regarde, j'écoute. Le son des chutes me donne une envie: me jeter dans le vide. Quitter ce corps, cette prison de chair. Ne plus souffrir. Ce serait si facile. Si simple. Le tonnerre gronde au dessus de moi. Un éclair illumine les chutes pendant un court moment. J'entends les remous en dessous de moi. Un second éclair me donne le temps des les apercevoir. La pluie continue de tomber, plus forte que jamais.

Je continue de réfléchir. Je tente de visualiser mon avenir. Que demain me réserve-t-il? Quand je regarde derrière moi, vers le passé, tout me semble sombre. Je regarde devant moi, vers l'avenir, tout me semble aussi sombre. Je songe encore à la rivière en contrebas. La chute de me délivrerais pas. L'agonie serait longue, elle se ferait dans la solitude. Dois-je laisser une chance au futur? Le passé n'a pas été clément envers moi. L'avenir le sera-t-il plus? En bas, dans les remous, la noirceur m'attend. Devant moi, vers la passerelle et la rue, elle m'attend aussi.

Je tombe à genoux. Je regarde vers le ciel. Mon visage ruisselle d'un mélange de larmes et de pluie. Je ne sais que faire, que penser. Je frappe la passerelle de mes poings. Je suis complètement trempé. Je tremble de froid. Je m'effondre. Je reste étendu plusieurs minutes. Tout autour de moi, la noirceur m'englobe. Autour de moi, tout est sombre. Sombre.
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#Posté le mercredi 15 septembre 2010 19:31

Modifié le mercredi 29 décembre 2010 19:09

La mort du rêveur, Parties 1 à 5

Pour faciliter la lecture, j'ai décidé de regrouper toutes les parties de mes réçits, en commençant par celui-ci.

Date de publication originale de la partie 1: 9 mai 2009

Partie 1

Anna tardait à se réveiller. Où était-elle? Quel était ce son? Sur quoi était-elle étendu? Elle ouvrit difficilement les yeux, seulement pour apercevoir le visage serein de Thomas. Alors qu'elle le caressait, tout lui revint brusquement en mémoire. Elle était sur le bord du lac Kiteenjärvi, près de la ville de Kitee. Elle aurait préféré ne pas se souvenir des durs moments de la nuit dernière, nuit où elle dut faire le deuil de son ami de jeunesse...

.....

Une nuit d'orage. Pas la première, ni la dernière de ce mois d'octobre. Anna ne trouvait pas le sommeil. Elle pensait, elle repassait les évènements de la journée. Thomas, son ami, était venu à Kitee pour la voir, tenter de la ramener à Meadows. Pourtant il savait, il se devait de savoir que jamais elle ne remettrait les pieds là-bas, pas après les malheurs qui ont parsemés sa jeunesse, la poussant, le jour de ses 18 ans, à prendre le premier train en partance pour Kitee. Elle souhaitait enterré sa jeunesse à jamais, recommencer une vie ailleurs. Voilà ce qui l'empêchait de trouver le sommeil. Elle s'en voulait. Elle l'avait repoussé alors qu'il tentait simplement de l'aider à faire la paix avec son passé.

Alors qu'elle se repassait pour une énième fois sa journée, une voix, jeune, l'appela. Elle ne prit que quelques secondes avant de se rendre compte que la voix provenait de l'extérieur. Lorsqu'elle vit la personne qui l'appelait, son coeur eu un raté. Ce visage rond, ces cheveux brun et en bataille, ces yeux d'un bleu clair... Devant elle, quelque pas devant la forêt bordant sa maison, se tenait Thomas mais tel qu'il était à 10 ans.

-Viens, suis moi, n'ai pas peur, ne cessait-il de répéter.

Il se retourna et commeça à marcher vers la forêt. Anna sortit précipitament de sa maison et s'engouffra à sa suite dans l'obscutité de la forêt. Après environ 20 mètres, elle revit Thomas devant une souche d'arbre, tenant dans sa main une feuille. Il la lui tendit. Elle l'a prise et la se mit à la lire:

Sa lumière ne m'éclaire plus, l'espoir que je couvais s'évanouit.
Pourquoi me rejeter, pourquoi ne pas m'écouter?
J'hurle, mais j'ai l'impression de murmurer.
La fin approche, je le sens.

L'écriture de Thomas... Que lui était-il arrivé? Le jeune Thomas reprit sa route. Après avoir marché presque 10 minutes, il stoppa encore, tendant une nouvelle feuille à Anna. Elle l'attrapa, tremblant de froid.

Amener moi, seigneur, je n'ai plus la force de lutter.
Le seul espoir que j'entretenais viens de s'évanouir.
Elle me rejette, me repousse, ne m'écoute plus.
Pourquoi lutter lorsque la fin est proche?

Les larmes lui montèrent aux yeux. Le jeune Thomas recommenca sa marche. Il ne semblait pas ressentir le froid de cette pluie d'automne. Ils débouchèrent finalement devant le lac Kiteenjärvi. La pluie stoppa soudainement et la lune reprit ses droits sur la nuit.

-C'est beau ici, n'est-ce pas?, demanda le jeune Thomas.
-Oui, souffla Anna. Cela me rapelle notre cachette, à Meadows. La où nous allions pour relaxer, oublier le stress des jours.
-Tu dois m'aider, Anna. Libère moi.
-Te libérer de quoi?
-Regarde, là, sur le bord du lac.

Elle regarda. Une forme sombre gisait, à moité dans l'eau. Elle s'approcha et éclata en sanglot en reconnaissant Thomas adulte. Elle se tourna vers le jeune.

-Aide moi, Anna. Tu es la seule à pouvoir me libérer.

Le jeune s'évanouit dans la nuit, la laissant seule avec le corps inerte de Thomas. Elle se pencha vers lui. Elle s'approcha de sa tête et l'embrassa. Elle lui murmura ensuite dans l'oreille ces mots: Je t'aime. Alors seulement, il stoppa de respirer. La mort l'avait amassé, répondant enfin à ses prières.

.....

Anna tardait à se réveiller. Où était-elle? Quel était ce son? Sur quoi était-elle étendu? Elle ouvrit difficilement les yeux, seulement pour apercevoir le visage serein de Thomas. Alors qu'elle le caressait, tout lui revint brusquement en mémoire. Elle était sur le bord du lac Kiteenjärvi, près de la ville de Kitee. Elle aurait préféré ne pas se souvenir des durs moments de la nuit dernière, nuit où elle dut faire le deuil de son ami de jeunesse...

Elle remarqua soudain que son point était serré sur quelque chose. Elle lui ouvrit la main et trouva une autre feuille.

Pourquoi, pourquoi ne m'a-t-elle pas écouté?
Pourquoi ne m'a-t-elle pas suivi?
Mon seul espoir s'éteint.
Le chemin de la maison m'appelle.

Au moment de lire la dernière ligne, sifflement d'un train se fit entendre. Elle comprit enfin les paroles de Thomas. Il n'était pas encore libéré, elle seule pouvait le faire. Mais pas à Kitee, non. Elle devait rompre la promesse qu'elle s'était fait à elle-même. Elle devait se rendre à Meadows, pour que l'âme de Thomas puisse rester en paix.

Partie 2

Une douce brise soufflait sur son visage. Il ne savait pas où il se trouvait et il s'en fichait. Tout ce qui comptait, c'est qu'il se sentait bien. Il ne souffrait plus. Il entendit soudain, comme en écho, venu d'un autre monde, les mots "Je t'aime". Il ouvrit les yeux. Il se trouvait dans un champs, entouré de montagnes. Une voix douce lui dit:

-Ne t'inquiète pas, tu ne risque rien ici.

Il se retourna et sursauta. Sa mère se trouvait devant lui.

-Mam... Maman?
-Oui Thomas. Pourquoi as-tu fais cela?Tu n'était pas censé arrivé si tôt. Ils m'ont averti que tu arriverais ici. C'est toujours le cas pour les personnes comme toi.
-Où sommes-nous?
-Ici, c'est le purgatoire. Une série d'épreuves t'attendent. Ce n'est qu'après que tu auras le droit de venir me rejoindre.
-Quelles genre d'épreuves?
-Tu le sauras bien assez tôt. Les supérieurs sont stricts: aucunes informations sur les épreuves. Je dois te laisser maintenant. Saches que je t'aime mon fils.

Elle se retourna et disparut. Thomas se leve et regarda autour de lui. Tout semblait se dissiper, devenir flou et sombre. Une voix lui dit alors:

-Thomas, tu te trouves ici pour donner un sens à ta mort. Anna est très instable, elle pourrait chuter tout comme tu l'as fait. Tu dois l'aider à redonner un sens à sa vie.
-Comment? Comment puis-je la sauver?
-Je ne peux en dire plus. Ce sont les règles établies. Ton geste a bouleversé le déroulement naturel de la vie. Ces épreuves rétabliront un équilibre.

Thomas n'eut pas le temps de répliqué. Déjà, il était transporté ailleurs. Une salle plongée dans le noir. Un carré de couleurs apparaut devant lui. Il s'en approcha. Les couleurs changèrent soudain et sa vie se mit à défiler devant lui. Il vit sa naissance, sa jeunesse. Tout s'arrêta à un moment marquant de sa vie, l'instant qui le changea à jamais.

Une jeune fille de 10 ans marchait, en plein mois de décembre vers la voie ferrée. Elle était en tenue de nuit et ne semblait pas sentir le froid. Il était 2h30 du matin. Le train ne tarderait pas à passer. Elle se positionna sur la voie et attendit. C'est à ce moment-là qu'il intervint. Il l'interpela. Elle le regarda sans bouger. Il l'appela par son nom, lui dit qu'il la trouvait belle et qu'il l'aimait. Il l'appela par son nom. Elle fondit en larme, tomba à genoux. Le train se fit entendre au loin. Il se jeta sur elle juste au moment où le train passa. Il se revit la ramener chez elle, la coucher dans son lit, et repartir chez lui écrire sur cette jeune fille qu'il venait de sauver. Elle s'appelait Anna.

Partie 3

Pendant les 5 heures que durèrent le trajet en train, trajet qui la ramenait vers sa ville natale Meadows, Anna pensa à Thomas. Elle songea à cette mort tragique. Elle s'en voulut. Contrairement à ce qu'il avait fait pour elle lorsqu'elle avait 10 ans, elle n'avait pas été là pour le sauver, l'aider à reprendre goût à la vie. Et voilà qu'elle se trouvait là, dans la maison de Thomas, à chercher dans ses papiers et ses dossiers quelque chose qu'il aurait pu lui laisser. Rien. La seule chose portant son nom était un dossier. Il contenait des dessins qu'il avait fauit la représentant. La date d'un texte l'a fit frissoner: 20 décembre 1991. Elle avait à l'époque 10 ans.

.....

Il était 2 heure du matin, la neige tombait à gros flocon sur la paisible petit ville. Anna, elle, n'était pas paisible. Une autre dure journée, une autre journée à voir des gens rire d'elle. Elle n'en pouvait plus. Si seulement une personne disait son nom, lui disait des paroles gentilles, elle sentirait la force de résister. Mais personne. Sa mère était partie depuis des années et son père la battait, la traitant de tous les noms. Elle n'en pouvait plus.

Elle se leva et sortit par la fenêtre. Elle se repassait tout dans sa tête: les jeunes à l'école se moquant d'elle, les personnes sur la rue la bousculant, les humiliations, tout. Elle était décidée.
Son père, alcoolique sans travail, ne cessait de répéter que le suicide, c'était pour les lâches, ceux qui cherchent la voie la plus facile pour se sortir des problèmes de leur vie. Maintenant qu'elle s'apprêtait à mettre fin à ses jours, elle réalisa que son père était dans l'erreur: ce n'est pas pour les lâches. Comment s'enlever la vie, plonger dans la mort les bras ouverts, peut être pour les lâches? La fin du chemin arrivait, la fin de sa courte et triste existence.

Derrière elle, dans son manteau d'hiver bleu, un jeune garçon la suivait. Il était intrigué par cette jeune fille que tout le monde semblait mépriser. Il voulait la perçer à jour. Il entendit soudain le sifflement du train. Il se figea: cette jeune fille voulait mourir. Il décida de tenter quelque chose.

-Eh toi, lui cria-t-il. Arrête, ne fais pas ça.

Elle le regarda sans broncher. Elle était déterminé à en finir.

-Anna! Ne te laisse pas décourager, tu es belle, je t'aime. Anna! S'il te plaît!

Elle tomba à genoux et se mit à pleurer. Il l'avait fait, il l'avait appelé par son nom! Il la trouvait belle et l'aimait sans même la connaître. Avant qu'elle est eut le temps de réagir, il s'était jeté sur elle. Le train passa avec vitesse. Il avait risqué sa vie pour la sauver. Ils avaient parlé pendant quelque minutes, thomas lui avait passé son manteau pour la réchauffer. Par la suite, il l'avait raccompagné chez elle.
En rentrant chez lui, il avait écrit un petit texte sur elle.

.....

Elle relut le texte pour un enième fois, en pleur:

Anna, pauvre petite. Si jeune, si rejeté. Pourquoi tant de haine evers un être innocent, ne faisant pas le mal? Elle rêve de partir loin de Meadows. Je la comprend, rien ne la retient ici.
Si belle, si jeune et, déjà, elle songe à la mort. Sa mort. Elle ressent l'appel de l'autre monde. Je me fais un devoir de l'aider à passer au travers de toutes les épreuves que la vie mettra devant elle.
Un jour, nous partirons loin, loin d'ici, loin de la haine, loin des regards méprisants. Nous referons notre vie, ensemble, pour l'éternité.
Sa lumière m'éclairera dans mes instants sombre et j'illuminerai les siens.


Elle comprit soudain la raison du geste posé pas Thomas: elle l'avait abandonné. Il était venu pour chercher son aide et elle l'avait bêtement repoussé. Elle ressenti un vide en elle. Jamais elle ne le reverrait. Jamais elle ne reverrait son sourire, ses yeux bleus clairs... Tout était parti. Elle se décida. Elle irait le rejoindre. Elle comprit qu'elle ne pourrait vivre sans lui. La fin de son chemin la menait à leur cachette, sur le bord du petit lac de Meadows. Elle emporta plusieurs écrit de Thomas avec elle.

Partie 4

Thomas était sidéré. Il revoyait sans cesse le même moment de sa vie. Que devait-il comprendre de cela, où était l'épreuve? Une forme sombre apparut près de lui.

-Triste, n'est-ce pas Thomas?, dit la forme. Tu te sacrifie pour elle et, pour récompense, te laisse seul lorsque ton besoin d'aide se fait sentir.
-Ce n'est pas pareil. Tout montrait ce soir là qu'elle en viendrait à ce geste. Moi, rien ne le montrait ou le laissait présager.
-Regrettes-tu de l'avoir sauvé cette nuit là? Imagines si tu étais tombé sur le chemin de fer, ce serait toi et non elle qui serait mort. Tu as failli y laisser la vie.
-Je ne regrettes rien. J'étais conscient de cet éventualité au moment de sauté. Je me faisait un devoir de la sauver. Si j'étais mort cette nuit là, mon âme serait en paix.
-Tu as réussi la première épreuve, Thomas. Elle consistait à te tester sur tes sentiments pour Anna. Si tu avais dit que tu regrettais le geste accompli cette nuit là, nous n'aurions rien pu faire pour t'aider. Tu aurais errer à travers le purgatoire à jamais. Laisse moi te révéler un secret de ce monde. Les humais croient à un ou des dieux, mais il n'en est rien. Le monde des morts est gouvernés par les supérieurs. Il n'y a jamais eu de création du monde en sept jours. La Terre a toujours été la. L'évolution à créer les espèces, et les supérieurs sont arrivés. Nous devons guidés les vivants lorsqu'ils quittent la Terre. Maintenant, va vers la lumière. Ta seconde épreuve t'attend.

Derrière lui, une déchirure lumineuse fit son apparition. Il s'y engagea. Il se retrouva soudain devant un autre supérieur. Il tendit la main vers un carré de couleurs. Ce qu'il vit lui fit froid dans le dos. Le supérieur parla:

-Le temps est compté Thomas. Si tu veux avoir droit au véritable royaume des morts, tu dois suivre mes instructions à la lettre.

Thomas écouta le supérieur. Ce qu'il dit le sidéra.

Après quelques minutes, il demanda:

-Donc, si j'échoue, je passerai l'éternité ici, seul?
-Pas seul, Thomas. Tout ceux ayant échoué à leur épreuve reste ici. Le nombre exact est inconnu. Le purgatoire étant infini, il est peu probable que tu puisses croiser quelqu'un, mais cela c'est déja vu.
-Mais... si elle refuse une fois de plus de m'écouter?
-Seul l'avenir nous le diras...

Partie 5

Anna était assise sur le bord du lac de Meadows, là où elle allait souvent, jeune, avec Thomas pour fuir la dure réalité de la vie. La dernière fois qu'elle s'était trouvée là, c'était le jour de ses 18 ans, avant de partir pour Kitee.
Thomas était là avec elle. Il avait tenté de l'empêcher de partir, mais rien n'avait pu la dissuader. Elle était décidée. Elle quittait Meadows, se promettant de ne jamais y remettre les pieds.
Lors de la mort de son père, 5 ans plus tôt, elle avait été tentée de revenir, avant de se rapeller le mal qu'il lui avait fait. Elle avait fait les arrangements de chez elle et ne s'était pas pointée aux funérailles. Thomas, encore une fois, avait tenté de la ramener. Mais rien n'avait pu lui faire changé d'idée, comme toujours.
Et voilà que la mort d'un être cher, son seul ami, la ramenait à Meadows, la forçant à briser sa promesse.


-Voilà, se dit-elle. La fin du chemin. Je part de ce monde comme Thomas l'a fait: seule, sur le bord d'un lac.
-Tu n'es pas seule, dit une voix derrière elle.

Elle sursauta. Cette voix, comment pourrait-elle jamais l'oublier. Calme, posée. Il s'agissait de la voix de Thomas.

-Tho... Thomas?!? Mais que... que fais-tu ici? Comment...
-Je suis la pour t'aider. Ton heure n'est pas venu, Anna. Il te reste tant de choses à faire dans ta vie. Tu ne dois pas te laisser mourir.
-Comment puis-je continuer à vivre sans toi? Je n'ai pas la force de lutter. Tu es le seul homme que j'ai aimé dans ma vie. Tu es celui qui m'a sauvé la vie lorsque j'avais 10 ans.
-Tu rencontreras quelqu'un, je te le jure. Je l'ai vu. Et lorsque ton heure sera venue, j'irai te chercher. Nous pourrons passer l'éternité ensemble. Anna, ce ne sera pas facile au début, mais tu verras. Ta vie n'es pas seulement une suite d'échec. Tu m'as fait revivre lorsque je t'ai sauvé la vie. J'étais seul, moi aussi.
-Thomas... Oh, Thomas pourquoi as-tu fais cela? Pourquoi m'as-tu abandonnée?
-Quand je suis venu te voir à Kitee, j'étais dans un moment sombre de ma vie. Une passe difficile. Le moment ou tu m'as rejeté, j'ai senti le vide en moi m'aspiré. Je n'avais plus la force de lutter. Mais j'ai payé cher ce geste. Je me suis retrouvé dans le purgatoire. J'ai vu et revu le soir de ta tentative. Je t'ai vu mourir, aussi. Et on m'a dit que si je ne pouvais te convaincre de continuer, je devrais alors errer au purgatoire pour l'éternité. Anna, pour toi ce serait pire. Pire que la damnation éternelle. Pire que l'enfer dont l'Église nous parle sans arrêt. Il n'existe pas. Tu devrais revivre cette vie pour l'éternité. Il existe un endroit nommé "Les limbes". Rien à voir avec ce que l'Église nous raconte. Dans cet endroit, tu es consciente de ta vie antérieure, et tu dois revivre les moments difficiles à jamais.

Anna eut un mouvement de recul. Comment peut-on infliger cela à une personne? Elle croyait que tout serait facile, qu'elle n'avait qu'a mourir pour retrouver Thomas. Mais la réalité était différente. Voilà maintenant qu'elle remettait tout en question. Elle ne savait plus quoi penser, comment agir.

-Thomas... Je rencontrerai quelqu'un, tu en es sur?
-Je te le promet. Tu vivras avec cet homme, vous aurez des enfants. Et lorsque ton heure sera venue, je t'attendrai et nous serons ensemble pour l'éternité.

Sur ces derniers mots, il disparut. Anna s'écroula et se mit à pleurer. Elle le perdait pour une deuxième fois. Il lui demandait l'impossible: vivre sans lui, sans l'homme qu'elle aimait. Le cri lointain d'un train la ramena à la réalité. Elle devait avoir la force. Elle l'aurait. Elle se leva, ramassa les écrits de Thomas et s'engagea sur le petit sentier la ramenant à Meadows.

Épilogue

C'est une Anna de 80 ans qui, les larmes aux yeux, venait de raconter son histoire à ses enfants. Ils restèrent bouche-bée, voyant la lucidité avec laquelle elle leur racontait tout ceci.
Ses enfants étaient nés de son union avec Éric, un jeune homme qu'elle avait rencontré dans le train la menant de Meadows à Kitee en 2009, près de 52 ans auparavant. En parlant avec lui, elle apprit qu'il allait à Meadows chaque année depuis 2006 pour se receuillir sur la tombe de sa défunte femme, décédée dans un accident d'avion. En sortant du train, ils s'échangèrent numéros de téléphone, adresses postales et adresses courriels. Six mois plus tard, ils se marièrent. Ils vécurent ensemble 48 ans, avant qu'un cancer n'emporte Éric. Il fut porté en terre, selon ses volontés, aux côtés de Sophia, sa première femme.
La nuit du 19 au 20 décembre 2061, comme une ironie du sort, Anna s'éteignit paisiblement dans son sommeil, un sourire paraissant sur son visage.
Au printemps suivant, elle fut porté en terre, suivant ses volontés, au côté de Thomas.

....

Une douce brise balaya son visage. Elle ouvrit les yeux, doucement. Son corps ne la faisait plus souffir. Elle se regarde les mains, tâta son visage. Elle avait retrouvé ses 30 ans. Une voix se fit entendre derrière elle:

-Je te l'avait promit, n'est-ce pas?
-Thomas?, demanda Anna.
-Oui, répondit-il. Je suis la pour t'acceuillir. Comme je te l'avait dit il y a 52 ans.

Elle se rapprocha et le serra contre elle. Ils restèrent comme cela pendant ce qui sembla une éternité. Une vive lumière apparut. Un supérieur s'approcha d'eux. D'un signe de tête, il leur fit comprendre que le Royaume des morts les attendaient. Ils entrèrent dans la lumière ensemble.

Fin

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#Posté le lundi 28 septembre 2009 19:58

Modifié le dimanche 20 décembre 2009 22:47

La dernière porte

Pour une fois, j'ai décidé de faire changement. Au lieu d'un article sur n'importe quoi, j'ai eu l'idée de vous écrire un texte qui date de mon secondaire 5. Notre enseignant nous avait donné le mandat d'écrire un texte en équipe avec comme point de départ un titre ou un objet. Nous avions décidé de prendre le titre. Voici ce que ça a donné. (N.B. Le texte original a subi quelques modifications mineures ne changeant en rien l'histoire)

La dernière porte

Les feuilles craquaient sous les roues de la voitures qui entraient dans la cour de ce vieux manoir du nord de la France. Albert, la vingtaine, coupa le moteur et sorti. Il regarda longuement la vieille bâtisse. Il se décida enfin et approcha la porte, faisant craquer les feuilles mortes sur son passage. La porte d'entrée, construite en bois massif d'un noir d'ébène, l'inquiètait au plus haut point. Il prit son courage à deux mains et poussa tourna la poignée.

L'intérieur était poussiéreux, signe d'un abandon de longue date. Devant la porte se tenait un long escalier qui menait au deuxième étage. Il s'y engagea et arriva devant un intersection. Deux couloirs, deux destins. Il décida de prendre le couloir de droite. Les rayons de soleil déclinant teintait ce dernier d'un orangé donnant au manoir un air plus menançant que jamais. Rendu à la fin du couloir, il découvrit un escalier qui, jadis, devait être caché par un tableau aujourd'hui en loque. Il s'y engagea, curieux de découvrir ce qu'il avait à cacher.

Tout au bout de cet escalier se trouvait un couloir. Cinq portes s'y trouvaient: deux à gauche, deux à droite et une au fond. Il s'approcha de la première à sa droite, muni d'une poignée en fer rouillé. De l'autre côté se trouvait un modeste trésor: quelques pièces d'or et d'argent. Au sol se trouvait une petite clé en bronze.

Il s'en empara et retouna dans le couloir. En face de lui, la porte possédait une poignée en bronze. La clé s'y engouffra sans problème et la porte s'ouvrit dans un grincement. La pièce contenait un plus gros trésor: quatre coffres de pièces d'or. Une petite clé en argent jonchait le sol. Il l'a prit, imagineant ce que pouvait cacher la troisième porte.

Cette troisième porte possédait une poignée d'argent. Lorsqu'il l'a déverouilla, il fut émerveillé par ce que la pièce contenait: des coffres de pièces d'or et de bijoux. Mais ce qu'il recherchait le plus était là, devant lui: une clé en or. Il l'a prit et se dirigea vers la quatrième porte, pensant à ce qu'il pourrait se procurer lorsqu'il repartira avec ce trésor.

La quatrième porte. Déjà. Que renferme-t-elle? La clé cliqueta dans la serrure, révélant une pièce remplit de coffres et de lingots. Mais, aveuglé par l'appât du gain, il ne cherchait qu'une chose: la clé ouvrant la cinquième porte, la dernière porte. Elle était là, petite clé de fer.

Il sortit de la pièce, s'engagea dans le couloir et rejoignit la dernière porte. Il remarqua un message écrit sur une feuille et colle sur la porte. Il disait:

"Ceci est la dernière porte..."

Le reste du message était illisible, comme si quelqu'un l'avait griffer avec un couteau. Il introduisit la clé dans la serrure. Il ne pensait plus à rien excepté au trésor qu'il imaginait de l'autre côté de la porte. Au moment où il ouvrit la porte, il entendit un hurlement venir de l'intérieur. Un hurlement presque inhumain. Un homme se précipitait sur lui avec un couteau. il sentit la lame entrée en lui. Il se sentit tomber. Il entendit l'homme partir en marmonnant:
-Vous ne volerez pas mon trésor.
Il vit alors le message au complet, maintenant lisible à travers les traces du couteau:

"Ceci est la dernière porte de votre vie."

Quelques minutes plus tard, l'homme revint avec une lanterne. Son visage déformé par la haine se figea lorsqu'il vit le visage d'Albert.
-Oh non, dit-il. Mon fils...

Fin


Voila. Alors j'espère que cette petite histoire vous aura divertie. S'il vous plait, laisser des commentaires!!!
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#Posté le mardi 23 septembre 2008 09:24

Modifié le mercredi 24 septembre 2008 02:41

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